Retraite d'Isabelle Brun

13/01/2020
Retraite d'Isabelle Brun

Discours de Claude Tisseur pour Isabelle Brun

Bon, j’m’y colle ! Juste un petit mot, pas de discours.

Je voudrais m’adresser à Isabelle FOUCHERAND, une étoile qui a brillé parmi nous durant plusieurs décennies et que tout le monde ici connait.

L’histoire de sa vie est assez simple ; elle est née il y a de cela très très longtemps, au siècle dernier , le 23 août 1963 à Craponne. Mais, après avoir passé quelques temps à Retournac , elle est devenue une citadine qui a trainé toute son enfance dans les rues de Fourvières, de Bellecour et de la Pardieu dans la belle ville de Lugdunum. Lyon s’appelait ainsi lors de sa lointaine naissance au moyen âge.

Ses études à Villeurbanne en ont fait, tout comme ses parents, une femme de lettres. Et oui, son destin c’était les PTT. Peux-Tu-Travailler ? Elle a donc vêtu ses habits jaune et bleu et sa vie d’artiste a commencé.

Ensuite, après son adolescence, allez savoir pourquoi et comment, elle a rencontré un gars pas du tout citadin, mais quand leurs regards se sont croisés, ce fut l’apocalypse ! Jean-Paul, il s’appelait ! C’était pas Jean-Paul deux, non, car ce fut le premier !

Il venait tout droit de Saint-Georges Lagricol, dont le nom lui correspondait tout à fait puisque lui-même aussi travaillait aux PTT. En effet, il était Paysan Tous Travaux, PTT. Et ce coup de foudre amena notre Isabelle FOUCHERAND loin de sa capitale Rhodanienne, dans notre merveilleux département, la Haute-Loire. Elle en profita pour changer de patronyme au privilège de son teint de blonde puisqu’elle devint BRUN le 25 aout 1984.     

Nom qu’elle conserve encore aujourd’hui, tout comme ses enfants Marion et Rémy nés tous deux en 86, à 11 mois d’intervalle.

Le choix du roi. Et oui, elle a donné durant sa carrière le jour à une belle descendance.

Belle réunion de famille non ? Même si aujourd’hui la Réunion c’est plutôt l’ile où réside son fils, apothicaire , alors que sa fille est restée à proximité pour que, pendant sa retraite, elle puisse s’occuper de Louna, sa petite-fille.

A l’époque de leur naissance, elle distribuait le courrier à Villeurbanne où elle avait ses enfants à charge pendant que Jean-Paul 1er vivait tranquille et sans soucis à Saint-Georges. Mais finie pour lui la tranquillité quand, en 1988, elle fut mutée à La Chaise-Dieu. Et depuis cette date il a dû la supporter et nous, l’accueillir à Saint-Pal pour notre joie.

Tout ça pour vous dire que maintenant, nous ne la verrons plus arriver sur les chapeaux de roues, les cheveux dans le vent et son sourire lumineux, non ! Car la poste lui a retiré son véhicule jaune ! Et oui, elle a pris sa retraite ! Retraite bien méritée pour elle, mais retraite bien triste pour nous. Seul son mari et sa progéniture vont en profiter dorénavant.

Que va-t-elle faire durant ces longues journées de repos ? Traire les vaches ? Et non ! Jean-Paul a cessé lui aussi de travailler ! L’exploitation est devenue un souvenir. D’ailleurs ils en discutent au gouvernement : en effet, la réforme des retraites c’est à cause d’eux ! A eux deux ils bouffent toutes nos prestations.

Enfin, tout ce baratin, c’était pour vous souhaiter, pas seulement pour cette année mais pour les quarante ans à venir, un futur heureux et serein à faire du tricot et de la broderie le soir au coin du feu. Bonheur à toi, Isabelle et à vous tous, la famille BRUN ! Et tous ici avons notre petite larme de tristesse….